Adopter un langage inclusif

Un langage inclusif est un langage qui reflète tant les femmes que les hommes en féminisant la dénomination des titres et des fonctions. Il évite les formes de langage discriminatoires. Concrètement, vous pouvez très simplement améliorer les textes en suivant les consignes suivantes : 

  • Pour les mots dont le féminin et le masculin sont différents, dites ou écrivez : "les enseignantes et les enseignants" ou "les enseignant-e-s" ou "le corps enseignant", "l'équipe éducative" ou encore "le personnel enseignant".
  • Respectez l'ordre alphabétique (ne prendre ni l'ordre habituel H - F, ni celui de la galanterie F - H, ni encore un mode revendicatif F - H) : tous et toutes, celles et ceux. Lorsqu'on utilise un terme épicène, comme "architecte", il faut signaler les deux genres dans l'adjectif qualificatif : les architectes sont content-e-s.
  • Pour l'accord au pluriel, changez l'ordre des mots : les nouveaux enseignants et enseignantes ; tous les enseignants et enseignantes.
  • Pour les épicènes, rendez les genres visibles, dites ou écrivez : une ou une élève, un-e élève, l'élève studieux ou studieuse.
  • Pour éviter les longueurs, trouvez d'autres mots : "les directions d'école" au lieu de "les directrices et les directeurs" ; "la police" au lieu de "les policières et les policiers".  

Choisir les signes de féminisation

  • Evitez la barre oblique ou la parenthèse. En grammaire, ce sont des signes d'exclusion : acteur/trice ("trice" ne veut rien dire), un(e) représentant(e), cela met le féminin entre parenthèses, ce qui n'est guère flatteur...
  • Evitez la majuscules : les enseignantEs, cela est tiré d'un mode de féminisation germanophone et met inutilement l'accent sur le féminin. En outre, la langue française ne connaît pas de majuscules en dehors des débuts de phrases ou des noms propres.
  • Choisissez de préférence les tirets, ainsi le masculin et le féminin sont lisibles en même temps : les représentant-e-s. Les signes de féminisation ne peuvent être utilisés que lorsque la forme féminine et masculine d'un terme sont semblables : consultant-e ; apprenant-e. Il fat l'éviter lorsque la forme diffère : traducteur-trice, policier-ère n'ont aucun sens. Dans ce cas, il faut privilégier un terme inclusif (le corps de police), une périphrase (les personnes chargées de la traduction) ou indiquer les deux termes dans l'ordre alphabétique (les collaborateurs et les collaboratrices ; tous et toutes ; celles et ceux).

En suivant ces règles simples, il devient facile de rédiger des textes de façon épicènes mais le langage écrit fait aussi partie des outils permettant l'accession à l'égalité. Les interventions des filles et des garçons portent en elles les éléments du changement et offrent aux enseignant-e-s autant d'occasions de présenter le monde de manière sexuée, permettant ainsi de nommer les êtres, tant féminins que masculins. Saisissez le moment où un-e élève fait une remarque quant à la nature sexiste du sujet exploité pour expliquer la portée de la question : 

  • Profitez des occasions
  • Chassez les termes sexistes de votre langage
  • Choisissez de préférence des mots épicènes, c'est-à-dire des noms et des adjectifs qui ne varient pas selon le genre comme par exemple : les êtres humains préhistoriques, les bébés phoques...
  • Assurez la visibilité des deux sexes par les "doublets" : les femmes et les hommes préhistoriques...